Siège : Quartier Zogbo, Cotonou

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L’historique d’une œuvre salésienne ne pouvant être détaché de la communauté qui l’a porté, l’histoire de la Baraque SOS nous ramène à l’objectif de la présence des FMA au Benin depuis 1992 ; Celui de garder la proximité avec les plus pauvres notamment les filles et les femmes à travers l’éducation et la formation.
Au fil des années de présence de la communauté au Benin, le phénomène de la traite des enfants est devenu récurrent, connu dans la culture béninoise sous le nom de « Vidomegon » c’est-à-dire « enfant placé ». Pour essayer de mieux comprendre ce phénomène et venir en aide à ces enfants dont la plupart sont des filles, la provinciale en ce temps, Sr Vilma TALLONE a fait appel en 2001 à Sr Maria-Antonietta MARCHESE, Fille de Marie Auxiliatrice ayant précédemment fait l’expérience au profit des couches vulnérables soit au Piémont en Italie, soit à Korokocho, au Kenya.
Le tournant décisif vient grâce à une visite de Sr Maria-Antonietta au Centre d’écoute et d’orientation de l’Archevêché de Cotonou ; et là elle rencontre M. Roger OUENSAVI, sociologue et chef du CEO Ste. Rita. Une entente immédiate s’établit entre eux ; elle lui explique les souhaits et les propositions pour travailler avec les vidomegons.
Dans les échanges d’idées, ils prévoient d’organiser une petite enquête sur un échantillon d’environs 300 familles des quartiers de Zogbo et Fifadji, pour vérifier le nombre réel de vidomégon présents dans les ménages.
Les résultats révèlent que la présence de vidomégons est de 9%, une quantité jugée peu élevée, ceci peut-être parce que les familles de la zone échantillonnée sont pauvres et peu d’entre elles peuvent se permettre un enfant placé.
Apres une analyse approfondie des résultats, il a été conclu de rechercher plutôt un environnement dans lequel la présence de vidomégons est plus intense ; on pense spontanément au marché Dantokpa !
Arrive au marché DANTOKPA, un constat dramatique est fait : beaucoup d’enfants, (surtout fillettes en bas âge) vendent presque toute la journée dans le marché, sont exploitées et souvent maltraitées, et n’ont pas un endroit où se reposer, ou prendre un petit peu de nourriture.
Trois animatrices ont donc été embaucher temporairement pour arpenter le marché à la recherche des enfants placés et de prendre contact avec leurs tuteurs et tutrices.
Dans le souci d’humaniser les conditions de vie des filles de ce marché, un mini projet d’une durée de trois mois dénommé « BARAQUE SOS VIDOMEGON » a été initié et mise en œuvre dans le marché.
Ce projet avait pour finalité non pas celle d’éradiquer le phénomène des fillettes vidomegon, finalité pour le moment très difficile ou impossible, mais il visait à rendre la vie de ces fillettes plus humaine en leur offrant un espace d’écoute, de loisir, de repos, et d’évolution culturelle.
Les résultats n’étaient pas très positifs, en raison de la réticence des tuteurs et tutrices et, peut-être, du manque d’engagement et de complicité des collaboratrices avec ces derniers et les fillettes.
Avec M. Roger OUENSAVI, Sr Maria-Antonietta MARCHESE effectue entre-temps de nombreuses tournées dans le marché, pour connaître les dynamiques et identifier les stratégies de travail possibles. C’est donc un jour, ils traversent Nord Zou, un grand parking en bordure du Marché et se rendent compte que c’est un lieu de passage pour de nombreux petites vendeuses ambulantes qui tentent de vendre leurs marchandises aux voyageurs du parking.
Ils ont donc pris contact avec les responsables du parking, ont présenté le projet en leur demandant la possibilité d’avoir gratuitement un espace pour aménager une petite baraque qui puisse être : un lieu de rencontre, un lieu d’écoute et un court arrêt pour les petites vendeuses vidomegon.
A la suite des échanges, ils s’entendent et un espace a été donné pour implémenter une petite baraque-conteneur qui aura l’enseigne « SOS VIDOMEGON ». La baraque a été construite par le CEO de Calavi et inauguré le 14 août 2001, en présence de Sr. Graziella Curti, supérieure du Conseil général, de Sr. Vilma Tallone la Provinciale, d’autres Sœurs de la communauté et de plusieurs personnes du Marché.
Dans la recherche de plus de contact et d’affinités avec les tuteurs, tutrices mais aussi les filles pour atteindre les objectifs, une rencontre d’évaluation a été faite pour repenser la relance du travail. C’est ainsi que Madame Claudine, une jeune fille dynamique, active avec une parfaite connaissance de la langue Fon, repéré par Sr Maria Antonietta l’accompagne à la baraque tous les jours ; Elles font le tour du marché pour se faire connaître ; les filles arrivent en grand nombre et les activités d’écoute, de jeu et d’alphabétisation commencent à avoir lieu régulièrement ! Finalement !
Les journées sont organisées avec un programme quotidien et varié, une télévision avec un magnétoscope a été acheté pour permettre aux filles de regarder des CD éducatifs et récréatifs. Tous les mercredis après-midi des personnes ressources viennent pour enseigner des notions de couture pour qu’elles puissent faire un ourlet, réparer une jupe, coudre un simple boubou, etc. Les filles passent et restent selon leurs possibilités. Pendant la journée au moins 80 filles et plus sont enregistrées.
Outre ces moments de loisirs, C’est aussi l’occasion de leur apprendre à lire et à écrire. L’intérêt porté par les filles sur cette dernière activité est tel que, un cours d’alphabétisation a été initié à leur profit par Mr FANDE Jean, Professeur de français. Ces cours se déroulaient sous une bâche montée devant la baraque chaque matin et démontée chaque soir à la fermeture de la baraque.
Plusieurs partenariats ont été mise en œuvre avec les organismes internationaux et nationaux a ce jour pour impacter les activités au sein du marché. On peut citer : Terre des Hommes, La Croix rouge, UNICEF, l’Union Européenne, Espoir d’Enfants, Une Goutte d’eau, La Coopération Suisse, Educo et bien d’autres.
Au fil du temps, les activités se sont structurées au profit des filles qui deviennent de plus en plus nombreuses à fréquenter la Baraque. A partir de 2008 avec l’appui du père Juan Gomez, Salésien de Don Bosco, les garçons aussi sont prises en compte avec plusieurs activités à leur profit.
Grâce a la synergie d’actions avec les tuteurs et tutrices, la SOGEMA, le commissariat spécial du marché et les divers responsables du marché, les activités se poursuivent et les enfants bénéficient de plus en plus d’un environnement protecteur même si leur présence s’afflue chaque jour.
La collaboration avec le centre de promotion sociale, les commissariats environnants du marché, l’OCPM et les autres structures locales permettent d’accroitre les activités au profit de plusieurs enfants en mobilité présents dans nos espaces marchands.

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